Que faire lorsque le banquier refuse de renégocier un prêt

Vous avez décidé d’entamer une renégociation de prêt mais votre banquier ne semble pas favorable à cette nouvelle mesure. Il s’agit donc de savoir si vous avez raison d’insister. Pour cela, il s’agit de prendre en compte divers facteurs et de vous demander également les raisons qui poussent votre conseiller à ne pas vous suivre dans cette opération. A la suite de quoi, vous serez en mesure de savoir s’il est cohérent d’envisager ou non une autre solution pour diminuer vos mensualités.

Le premier rendez-vous

Les situations de chacun évoluent, dans un sens ou dans un autre, que ce soit sur le plan professionnel ou familial, et il est tout à fait légitime d’avoir envie d’abaisser ou de raccourcir vos échéances de prêt. Mais entre les désirs des uns et la réalité des autres il y a parfois un grand fossé. Il faut savoir que sur un plan légal, un banquier n’est pas du tout obligé de d’accepter la renégociation d’un prêt. Si les conditions que vous leur proposez ne leur conviennent pas, ils ont tout à fait le droit de ne pas répondre à votre requête. Pour commencer, il s’agit de bien vous préparer car vous n’êtes pas forcément en position de force face à votre conseiller. Ce dernier est un professionnel qui maîtrise son art et ses subtilités. Rien de plus normal. A vous donc d’arriver avec des arguments solides, voire des propositions qui se défendent. Demandez ce qu’il est possible de demander, avec courtoisie.

Cartographie d’un prêt

En réalité, renégocier son prêt immobilier revient surtout à revoir à la baisse ses taux d’intérêts ou à un allongement de la durée d’emprunts. Pour bien saisir le processus, il est utile de bien distinguer les deux éléments constitutifs du prêt en immobilier. Premier point : le capital emprunté, qui correspond à l’argent qui vous servira à acheter votre logement. Deuxième point : les intérêts, qui correspondent au montant qui est rajouté à la somme initiale, sous la forme d’un pourcentage.

Les forces vives

La renégociation d’un prêt se prépare car il ne s’agit pas d’une simple discussion avec votre conseiller. Il s’agit au contraire de le convaincre de la pertinence de vos propositions. Cela veut dire que vous devrez faire votre demande au moment adéquat et lui présenter des arguments solides. Par exemple une situation professionnelle stable, votre désir de remboursement anticipé d’une partie du prêt, et une hausse effective de vos revenus. N’attendez pas d’être en situation de faiblesse pour renégocier votre prêt. Au contraire, profitez des moments où vous sentez des forces réelles qui vous accompagnent : augmentation de salaire, nouveau job mieux payé, compte épargne bien rempli, etc. Ces arguments pèseront lourd dans la balance et permettront peut-être de décrocher la renégociation tant convoitée.

Une renégociation cohérente

Selon des études, il apparait que plus de 50% des prêts souscrits sont en réalités des prêts renégociés. Ce qu’il faut savoir avant de proposer des aménagements, c’est que les banques sont elles aussi dépendantes des taux d’intérêts fixés par la BCE (Banque Centrale Européenne). Par conséquent, elles ne peuvent pas accepter n’importe quoi ou descendre en dessous d’une limite qui leur serait préjudiciable. D’où l’importance de présenter un dossier cohérent. A ce sujet, il est parfois utile de faire appel à un professionnel, courtier en crédit, qui connait tous les arcanes de la profession. On peut renégocier son prêt à tout moment. Il faut quand même envisager un mois de délai pour renégocier un prêt immobilier et une quinzaine de jours pour formaliser la procédure.  Il est bon de savoir qu’il n’y a pas de frais particuliers en cas de renégociation de prêts, sauf ceux que votre banque peut vous réclamer pour la constitution du nouveau dossier, mais tout est négociable.

Renégociation : ce qu’il faut savoir

S’il est tout à fait possible de renégocier plusieurs fois son prêt immobilier, vous devez veiller cependant à ce que l’opération reste encore intéressante pour vous. Il est par exemple fortement déconseillé de renégocier avant d’avoir dépassé la première moitié de l’échéancier. Il faut d’autre part réussir à obtenir au moins 1 % en moins. Sinon, c’est votre banquier qui est gagnant, sauf pour les prêts longue durée. Enfin, vous devez également de pas prévoir de revendre votre bien immobilier dans les trois ans qui suivent la renégociation.

Attention aux pièges

Au vu des taux d’intérêt toujours très bas, les consommateurs se précipitent pour renégocier leur emprunt. Mais certaines banquent pratiquent alors un abus de lenteur qui peut s’avérer déstabilisant. Ceux qui ont acheté s’interrogent toujours sur l’opportunité de pouvoir renégocier leurs contrats. Mais nombre d’établissement refusent de jouer le jeu en opposant un ralentissement de la procédure. Il faut bien savoir qu’une demande de renégociation n’aboutit pas toujours, justement à cause de ces lenteurs observées chez certains banquiers. Une récente étude a dénoncé la lenteur abusive : 11 mois pour l'envoi d’un simple décompte de remboursement anticipé, permettant le rachat du crédit par un établissement concurrent.

Des frais venus de nulle part

Une récente enquête a dénoncé les frais parfois incohérents liés à la renégociation d’un prêt, comme les frais d'avenant. Ces derniers auraient progressé de 18 % en cinq ans et peuvent s’étendre de 516 euros à 1 500 euros. En réalité, les opérations de renégociation de crédit immobilier ne sont pas toutes bien encadrées et certaines associations de défense des consommateurs demandent un plafonnement des frais d'avenant et de dossier. Il y a parfois des doublons d'échéances d'assurance. La conjoncture actuelle est favorable aux consommateurs et les banquiers le savent. Du coup, certains d’entre eux n’hésitent pas à gonfler la note.

Résister à la pression

Renégocier son crédit ou le faire racheter peut ressembler parfois à un véritable parcours du combattant. Les obstacles semblent s'additionner pour les clients qui souhaitent revoir leurs mensualités ou les faire racheter par un établissement bancaire, soit par l’établissement d'origine soit par un concurrent. Beaucoup de clients obtiennent une non-réponse, c’est à dire une absence de réponse malgré les nombreuses sollicitations. Parfois plusieurs mois s’écoulent avant d’obtenir une réponse, et pas forcément positive. Pour vous protéger, il est utile de faire la première demande par écrit, par lettre recommandée avec AR, à sa banque d'origine. Il faut demander par retour, une réponse d'engagement. En même temps, vous avez le droit de solliciter la concurrence car il est certes plus facile de négocier lorsqu’on peut se permettre de préférer une offre alternative. D’autre part, il faut insister pour obtenir gratuitement le décompte de remboursement de crédits. Sans ce document, la procédure est totalement bloquée pour le client. Que faire en cas de refus de la banque ? Le mieux, si votre banque refuse toute renégociation, c’est d’aller chez les concurrents.  N’oublions pas que les banques sont toujours en compétition les unes avec les autres. Afficher sa volonté d’aller voir ailleurs peut avoir des retours positifs. De façon générale, les banques aiment les nouveaux clients et seront prêtes à vous proposer moult avantages pour vous attirer devant leur guichet.

Des solutions ?

Malgré les lenteurs et le manque d’empressement de certains banquiers, vous êtes pourtant dans votre droit, surtout pour renégocier les frais d’assurance. L’assurance emprunteur, nécessaire pour valider un crédit immobilier, est jaugée de manière très variable selon les banques et leurs clients. Les variations sont énormes en fonction des publics. Par exemple, le coût total de l’assurance d’un couple âgé de 50 ans, non-fumeur, ayant emprunté 200 000 euros sur quinze ans, s’élèvera à 15 000 euros avec une assurance groupe, contre 12 000 euros autrement. C’est ici que les banques ont gagné de l’argent et c’est ici qu’elles ont peur désormais d’en perdre. En 2015, les cotisations d’assurance emprunteur dépassaient les 8 milliards d’euros, dont 75 % afférents aux prêts immobiliers. En 2018, la donne est inversée. On s’attend à ce que des assureurs individuels aillent démarcher des clients dont les crédits immobiliers arriveront bientôt à terme, et donc peu risqués pour eux, en cassant les prix. La libéralisation progressive du marché de l’assurance emprunteur s’est jusque-là heurtée à des résistances. La loi Hamon de 2014, qui a permis au consommateur de changer d’assureur dans l’année suivant la signature de son prêt immobilier, n’a pas beaucoup impacté le secteur. On a constaté des baisses des tarifs de l’assurance emprunteur (8 % en moyenne) mais également des points noirs. Certaines banques ne respectent pas le délai de 10 jours prévu pour l’examen des dossiers au profit d’un assureur concurrent. Les assureurs indépendants ne pèsent pas suffisamment lourd sur le marché. Les banques refusent encore des assurances extérieures qui ne leur garantissent pas un niveau sécurisant.

Les alternatives

Pour celles et ceux qui n’ont ni le temps ni l‘envie de s’investir dans ces renégociations souvent chronophages, il peut être très utile de s’en remettre à un courtier en assurance. Les enseignes sont nombreuses et proposent pour la plupart un comparateur en assurance , gratuit et sans engagements, fonctionnant grâce à un simple formulaire à remplir en ligne sur un site où l’emprunteur renseigne son profil : montant du crédit à assurer, revenus, type de garantie souhaité, situation familiale, l’âge, etc. A la fin de ce formulaire ultra rapide, l’internaute a accès à différentes offres proposées par des organismes spécialisés dans l’assurance prêt immobilier. C’est rapide et très souvent efficace. En effet, payés à la commission, les courtiers acceptent de travailler uniquement sur des dossiers cohérents.

Le point porteur

Passer par un courtier en crédit immobilier, c’est d’une certaine façon bien préparer son dossier avec l’aide d’un spécialiste maitrisant l’ensemble des processus de financement, mais également la totalité des procédures d’édition des offres de prêts et des produits de marchés. Aujourd’hui, tout se négocie entre professionnels, le particulier est souvent laissé de côté du fait de son manque de connaissance dans un secteur très spécifique. L’expertise d’un courtier permet de vous accompagner dans la mise en place de votre assurance de prêt ou du changement de votre assurance de prêt par une délégation d’assurance. Il peut même renégocier votre crédit à votre place, le faire racheter. Le courtage, voici peut-être le meilleur moyen de répondre à un banquier qui refuse de renégocier votre prêt.

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