Les œuvres d’art : un investissement à forte valeur ajoutée

Lorsqu'on parle du marché de l'art, on pense directement à ces tableaux de grands peintres visibles uniquement dans les musées ou qui font l'objet de collection secrète de quelques obscures millionnaires. En réalité, le marché de l'art englobe bien plus que les toiles de maîtres.
Tout est sujet à art, à vrai dire. Et c'est là que commence toute la difficulté de l'art et de son marché. Même si investir dans des œuvres d'art devrait-être avant tout une activité relevant de sa sensibilité et de son sens de l'esthétisme, il n'en reste pas moins que d'un point de vue extérieur et néophyte, le marché de l'art semble être un marché pour millionnaire. Ainsi, nous avons tous en mémoire les ventes de "Silber Car Crash" d'Andy Warhol ou de "Le Cri" d’Edgard Munch pour plus d'une centaine de millions de dollars. Dans ce cas, assurément, le badaud, comme vous et moi, ne peut espérer entrer sur le marché de l'art et se contentera de photos ou de musées. Or, ce n'est plus forcément vrai. Aujourd'hui, pour une centaine d'euros, des œuvres d'art, notamment des dessins d'art du 18ème siècle sont accessibles. Néanmoins, l'investissement de base est de 50 000 euros pour espérer une plus-value intéressante, car la revente se fera à l'internationale.Mais l'art est l'un des marchés les moins sûrs en termes de rentabilité, c'est le marché de tous les risques. Malgré cela, investir dans l'art reste un domaine réservé aux passionnés et étroitement lié à la notion de plaisir. De nos jours, le marché de l'art a énormément changé notamment grâce à l'ère numérique et à l'accès plus facile à l'information.

1. Investir dans l’art : un investissement réfléchi

Lorsque l’on est pas un expert, l'achat et la revente d’œuvres d'art est une activité risquée, car une œuvre d'art n'a pas de valeur intrinsèque. Elle ne peut être évaluée tant qu'elle est en votre possession et sa valeur risque fortement de diminuer au fil du temps, à moins d'avoir déboursé de grandes sommes pour cette œuvre d’art telle que si vous pouviez acheter un tableau de Picasso, ou encore de Dali. Prenons pour exemple une peinture de Pierre Soulages vendue à plus de 6 millions d’euros ou encore 5 millions d’euros pour une peinture de René Magritte vendue à Paris.Le marché de l'art n'en reste pas moins opaque et complexe, dominé par quelques experts qui peuvent acquérir des œuvres extrêmement onéreuses et historiques, les conserver plusieurs années et en faire la revente avec une superbe plus-value. Cependant, nous ne sommes pas tous de riches experts aimant spéculer, avec tous les risques que cela comporte. Il faut savoir que quel que soit la voie que l'on choisit pour investir dans l'art, des frais supplémentaires sont à prévoir. Si vous employez un conseiller en art, ses honoraires représenteront un pourcentage sur la valeur d'achat de l’œuvre. Si vous achetez via une salle de vente aux enchères, vous devrez vous acquitter des taxes. Si vous achetez à un marchand d'art, ce dernier applique sur le prix de l’œuvre une majoration qui lui servira à se rémunérer.Outre ces frais supplémentaires liés à l'achat en lui-même, il est également à prévoir un financement pour l'expédition de l'œuvre, l'assurance, l'installation, voire l'encadrement et bien sûr, les taxes.En plus d'une complexité et d'une opacité pouvant retenir les investisseurs les plus téméraires, il est par ailleurs, très difficile de juger de l'avenir d'une œuvre et/ou d'un artiste. Afin de vous assurer de la valeur de votre œuvre et surtout de son historique, vous devez être en possession du titre de propriété et connaître sa provenance depuis son premier propriétaire jusqu'à vous. L'historique de la création aux propriétaires, doit impérativement être connu et traçable, si vous souhaitez faire la revente de votre œuvre. Cette nécessité se justifie par l'existence courante sur le marché de l'art, d’œuvres volées ou de copies. Une provenance certifiée et une réputation identifiable ajouteront de la valeur à l’œuvre. À ce titre, je ne peux que vous conseiller de faire appel à un expert pour justifier de l'origine et de l'artiste. Ce dernier vous coûtera de l'argent et c'est encore à ajouter dans l'investissement dans le domaine de l'art.Les investisseurs courageux apprécieront particulièrement, la difficulté qu'il existe d'évaluer une œuvre tant qu'elle n'est pas sur le marché. En effet, essayer de déterminer le prix d'une œuvre, en fonction des autres œuvres de l'artiste relève d'un calcul tout aussi savant qu'aléatoire.

2. Le plaisir de l'art pour une rentabilité aléatoire

L'achat d'une œuvre d'art n'est pas forcément dominé par un désir d'investissement, mais c'est également lié au plaisir esthétique et à la sensibilité de l'acquéreur.Toutefois, investir n'est pas étranger à la notion de plaisir. L'art est aussi parfois considéré comme une valeur refuge car il n'est pas soumis aux aléas des marchés financiers, ne dépend pas de l'évolution des taux d'intérêts ou de la croissance économique. Cela ne signifie pas pour autant que la valeur d'une œuvre ne baissera pas. On l'a vu, les effets de modes sont à craindre et peuvent être dévastateurs à court terme. Dès lors, l'acquisition plaisir est une véritable valeur sûre mais nécessite temps, patience et recherche assidue si vous avez l'intention de revendre. Car, en effet, il n'y a rien de plus difficile que de trouver un autre acheteur ayant le même goût esthétique et la même sensibilité que nous, face à une œuvre en particulier. D'autant plus, qu'après il faudra s'entendre sur le prix.C'est d'ailleurs, l'une des premières inquiétudes d'un investissement dans l’art : ne pas réussir à revendre une œuvre. Disons-le nettement, si l'on achète un tableau au prix de 50 000 euros et que la revente ne se fait pas, la sensation d'argent "mal employé" s’installe à mesure que le temps passe. En attendant, la valeur de certaines signatures s'envole et laisse rêveur, pendant que nous, nous peinons à nous débarrasser de cette unique œuvre. Le risque dans ce cas-là est d'alors la brader pour s'en débarrasser, avec la possibilité que sur le long terme, l'investissement s'avère fructueux. D'où le plaisir d'investir. Un peu comme une action, avec un sens plus tangible et plus beau également, il faut le dire, une œuvre d'art doit être vendue à un moment précis, ni trop tôt pour une plus-value modique, ni trop tard au risque que la mode soit passée, ou que l’œuvre soit incroyablement décotée. Il convient alors de s'intéresser aux œuvres les plus rentables comme c'est le cas, pour les dessins ou les photographies entre la toute fin des années 90 et 2013. En revanche, prenez garde aux œuvres du 19ème siècle qui ont nettement chutées. Si vous décidez d'investir malgré tout dans cette période, soyez conscients que votre temps d'attente avant la revente risque de durer quelques années, alors, je ne saurais que vous conseiller d'en prendre une qui vous plaise.Le plaisir encore une fois n'est pas qu'une question d’investissement, l'art constitue également un formidable patrimoine. Et acheter un livre ancien ou une toile relève alors, tout autant du placement que de la constitution de patrimoine. Il est évident qu'on aura plus de plaisir à contempler une réplique signée des Nymphéas de Monet que les monotones lignes saccadées d'un PEA sur son relevé bancaire. Le plaisir est à envisager comme un élément essentiel dans l'acquisition et la transmission du patrimoine. L’œuvre vieillit et bouge en même temps qu'une famille, car n'oublions pas que les œuvres d'art sont facilement transportables. C'est un atout de votre investissement que ne peut avoir un immeuble, par exemple.

3. Investir dans l’art : plus facile aujourd'hui qu'hier

Depuis moins d'une vingtaine d'années, l'art a considérablement changé. Longtemps réservé aux plus riches, le marché de l'art s'est démocratisé notamment grâce à la dématérialisation de l'information et la financiarisation. Ainsi, les 500 000 collectionneurs de l'après-guerre sont devenus plus de 70 millions répartis sur tous les continents. Le marché de l'art s'est également ouvert au monde de la finance et à celui des banques, en faisant ainsi un objet de spéculation, presque égal à tous les autres.Par ailleurs, le développement colossal des musées à portée internationale permet un turn-over impressionnant des œuvres d'art. Puisqu'en effet, ces musées doivent acheter des œuvres en grande quantité dans le seul but d'avoir une certaine rentabilité. Tel un parc d'attraction déboursant des millions d'euros pour satisfaire les besoins de sensations fortes de ses visiteurs et accessoirement, satisfaire son appétit de profit. Il est aussi à noter que les musées ne vendent pratiquement jamais leurs œuvres, ce qui a tendance à tirer le marché de l'art vers le haut.Mais les banques ou les musées restent encore des entités aux budgets gigantesques. Aujourd'hui, investir dans un l'art est surtout facilité par la libre circulation de l'information et notamment des sites internet qui expliquent, analysent et décryptent pour vous toutes les tendances et les valeurs du monde de l'art.De plus, de formidables outils ont vu le jour c'est le cas d'ArtPrice, leader de l'information sur le marché de l'art qui a développé des outils permettant de suivre un artiste, de le comparer aux autres ou à l'ensemble du marché. Investir se révèle alors une décision à moindre risque si vous observez les trois règles de base : traçabilité obligatoire de l’œuvre, choix d'un artiste déjà côté et petits ou moyens formats.

Le point porteur

En définitive, investir dans l'art peut se révéler fructueux mais il convient de respecter les règles d'acquisition, de consulter tous les outils disponibles permettant d'avoir une vue d'ensemble et précise de l’œuvre visée et de respecter son budget. Bien plus encore qu'un vin, qu'une voiture ou une montre, le monde artistique obéit à un impératif d'esthétisme et de plaisir qu'il ne faut pas négliger. Après tout, que serait un investissement dans une œuvre d'art, si cette œuvre n'existait pas un peu dans votre imagination, votre sensibilité et votre sens de la beauté ?

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