Les meilleurs placements qui rapportent de 1,53 à 7%

L’année 2017 est celle des taux d’intérêts historiquement bas et il n’est pas facile de dénicher des placements qui combinent rendement et sécurité. De plus se greffe le souci d’éviter la douleur des impôts qui s’abattent sur l’épargne française. La connaissance des marchés est un atout pour percevoir ou anticiper la météo des cours. Il est pourtant possible de trouver des bons produits qui chasseront le goût d’une certaine morosité. Chacun peut, en fonction de ses objectifs, trouver le placement qui lui correspond, car tout est en mouvement.

Le PEL

Au sein des différents produits de l’épargne règlementée (livret A, LDD) livret jeune, compte épargne (PEL.CEL), ou même LEP, c’est bien le PEL qui offre aujourd’hui un meilleur rebond fiscal. En effet, sa perception brute de 2% nous donne un net de 1,69%. Ce qu’il faut préciser, c’est qu’avec la baisse des taux d’emprunts immobiliers, les données ont changé. Depuis qu’on peut réaliser une acquisition immobilière à de meilleurs conditions, le plan épargne logement devient un placement épargne classique, qui un jour peut-être pourra être revu à la hausse. Rappelons cependant que les 12 premières années restent nettes d’impôts. C’est mieux en tous cas que ce que peut proposer le Livret A à 0,75% plafonné à 22.950€ contre 61.200€ pour le PEL. Les autres produits quant à eux se bornent à des rendements nets de fiscalité allant de 0.63€ (CEL) à 1.5% (LEP). Autant dire qu’un calme tranquille règne sur le cours des taux.

Exit le livret A

Ce placement préféré des Français fait beaucoup parler de lui. Certains conseillent de s’en éloigner tellement il rapporte peu, d’autres au contraire y sont encore très attachés en espérant voir le taux un jour remonter. Mais en même temps, le livret A continue d’apporter son souffle rassurant. Pour commencer, l’épargne est sécurisée, et l’argent perçu ne gonflera pas les impôts. Parfois la brusque descente d’un taux d’intérêt n’est qu’un mauvais moment à passer, en attendant une éclaircie. Tout ce qu’on peut se dire, c’est que c’est mieux que rien.

L’assurance vie

Suite à la baisse des rapports sur les fonds euros, il devient difficile de trouver des produits à plus de 3% sans rogner sur la sécurité. La meilleure assurance vie sera celle qui parviendra à s’en tirer le moins mal possible et à trouver sa place parmi la concurrence. Le gouvernement semble s’orienter vers des mesures à long terme. Cela fait que l’épargnant qui souhaite retirer son argent avant 10 ans sera pénalisé. Il est donc conseillé de continuer à investir sur des fonds euros, d’une rentabilité plus faible, mais qui n’offrent aucun risque. Il y aura sans doute toujours une place pour le fonds en euros dans une allocation car cela demeure encore un outil de sécurisation et de stabilisation. Ceux qui ont souscrit avant 2016 retirent un avantage garanti jusqu’à 2.50% et même plus pour les séniors qui ont commencé tôt. Là encore, rien de très palpitant et la patience s’impose.

Les alternatives

Combiner épargne et assurance vie en fonds euros revient à se constituer un socle classique, pas très dynamique, mais néanmoins sécurisé sur le long terme. Ajouté à ceci, il peut être intéressant de se tourner du côté de l’or, de l’art, de l’immobilier à l’étranger, mais aussi du côté de l’investissement locatif qui peut représenter une bonne alternative à la morosité française.

L’or

La logique de l’or est particulière, n’empêche que cela reste une bonne façon de booster ses rendements. Si l’épargnant peut légitimement hésiter avant de placer son argent, l’investisseur lui s’accomplira sans hésiter dans les métaux précieux. Les prévisions annoncent un prix de 2000 dollars l’once et rien ne dit que cela n’augmentera pas davantage. La crise ne touche pas les pays consommateurs d’or, comme le Brésil, la Turquie, l’Inde ou la Chine. Le métal jaune s’impose comme une valeur refuge depuis longtemps. Bien sûr, il y a toujours un risque, mais on peut gagner beaucoup.

L’immobilier

Comme d’habitude, l’immobilier est toujours là quand on a besoin de lui. En plus, il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup de liquidités pour investir. La rentabilité d’une acquisition joue sur deux critères : le taux de rendement, et la fiscalité. Pour les loueurs de meublés qui n’en font pas leur métier, la loi Censi-Bouvard offre une réduction d’impôt de 11 % jusqu’à 300 000 euros d’investissement.

Il semblerait que la fiscalité liée aux investissement immobiliers ne devrait pas beaucoup bouger. Reste cependant une surtaxe pour les plus-values dépassant les 50 000 euros, mais qui n’ira pas au-delà des 6%.

Depuis 2 ans, grâce à la loi Pinel et les SCPI, jamais le secteur de l’investissement immobilier n’a aussi bien marché. L’immobilier reste très populaire, sous toutes ses formes, avec des rendements aux alentours de 1.50% pour 2017. Mais avec la prochaine remontée des taux d’intérêts, les épargnants pourraient ainsi choisir de s’orienter vers les fonds euros immobiliers,

La loi Pinel

La loi Pinel s’impose comme un vrai soutien à l’immobilier locatif en offrant des réductions d’impôts non négligeables pouvant grimper jusqu’à 18 % du prix d’acquisition. En même temps, cela a du mal à fonctionner dans les grandes villes lorsque le bien ne doit pas dépasser les 300 000 euros. D’autre part, pour ceux qui souhaitent investir pour louer et bénéficier des réductions fiscales, il faut savoir que le loyer devra être baissé à hauteur de 20% du prix du marché, et cela pendant 9 ans.

Investissement à l’étranger

Il reste une belle alternative, dépaysante : investir à l’étranger, en Espagne, au Panama. Dans les Dom-Tom, par exemple, le Girardin Industriel propose une réduction d’impôt sur un an égale à 47,5% du montant global investi pour l’acquisition de matériel utilisé localement.  Donc une rentabilité de 20% en une seule fois. Le Girardin Logement libère une réduction fiscale de 27% à 39% sur cinq ans du prix du bien locatif, avec 15% de rentes annuelles dans un programme neuf.

Le Panama

Au Panama, malgré le passage de la crise, on peut espérer une rentabilité nette de 10%. Cette promesse de rentabilité attire de nombreux investisseurs. C’est vrai, le marché est à la fois stable et motivant. Les flux de touristes ne baissent pas et les taux de croissances risquent de suivre le même chemin. Le régime fiscal lié à l’investissement au Panama se veut extrêmement séduisant, car on ne trouve aucun impôt ni taxe sur les opérations effectuées hors du pays. Le Panama est en outre sous la protection des grands pays, ce qui lui assure une vraie stabilité, tant au regard des groupes financiers que son système fiscal offshore.

La bourse

La bourse fait toujours un peu frémir lorsqu’on n’est pas initié. Beaucoup de placements paraissent risqués. C’est vrai, mais c’est le jeu. Malgré les tempêtes de 2016, le CAC40 finit cependant en hausse. C’est sans doute le moment d’acheter des actions avec un plan sur 10 ans.

La diversification

Aujourd’hui les placements sont partout : le crowfunding, le vin d’investissement, le viager mutualisé, l’art, les énergies renouvelables, les cheveux de courses, le cinéma…  Les parts de Sofica (Société pour le financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle), permettent un dégrèvement de 36% sur le revenu des sommes dépensées, voire 43% pour celles qui aident les sociétés de production. Le plafond est fixé à 18.000 euros par dossier et à 25% du revenu net global. Il faut cependant conserver les actions pendant 5 ans. Grâce à ces retenues fiscales, la rémunération annuelle des Sofica peut facilement dépasser les 5%.

Epargne retraite 

Le PERP (Plan Epargne Retraite Populaire) est connu pour une être une solution de placement épargne en même temps qu’un outil de défiscalisation. Les fonds investis dans un PERP sont destinés à construire, via une rente viagère, un revenu supplémentaire pour la retraite. Par les temps qui courent, c’est peut-être un investissement extrêmement malin. Il faut savoir qu’un PERP ne peut pas être clôturé, même si vous pouvez opérer son transfert dans une autre banque, avec des frais. Au-delà de 10 ans, cette opération sera gratuite. Sur un PERP, les versements sont libres. On peut les suspendre ou changer les montants. Ainsi une épargne est constituée jusqu’au jour où vous prenez votre retraite. Ce support offre un rendement appréciable, fixé à 3%, déductible d’impôts, sans prélèvements sociaux, et non soumis à l’ISF.

Le point porteur

Dans un climat qui ne pousse pas aux excentricités ni aux prises de risques insensés, les meilleurs placements se situent encore peut-être dans l’épargne populaire ou dans les livrets dynamiques qui peuvent grimper jusque 5%. Pour les fans du PEL, cela est intéressant à condition d’acheter avec sa résidence principale. L’assurance vie et les fond en euros ne sont pas non plus à bannir, car au final, ils ne représentent aucun risque et s’inscrivent dans une sorte de moyen-long terme dont on ne sait véritablement ce qui va en sortir. Reste bien sûr la bourse, les actions, ou les placements « originaux » comme les métaux précieux et l’art qui peuvent révéler sans doute de bonnes surprises.