Acheter un cheval de course: un placement à fort rendement

Quel amateur de courses hippiques n’a pas rêvé d’investir dans un ou plusieurs chevaux afin d’assouvir sa passion tout en gagnant de l’argent ? C’est dans la plupart des cas un placement dicté par le goût du monde des courses. On peut se lancer sans être millionnaire, à toute petite échelle, car il est vrai qu’il existe çà et là des hippodromes dans la plupart des villes. Mais est-ce réellement un si bon placement financier ? Autant on peut acheter un appartement dans lequel on ne mettra jamais les pieds, juste pour investir, mais se lancer dans l’acquisition d’un pur-sang n’est pas forcément synonyme de gros profits. Certains disent même qu’au bout du compte, l’acheteur peut y être de sa poche…

Une rentabilité assurée ?

Beaucoup ont essayé, avec une réussite plus ou moins grande.  Il faut d’abord savoir que le prix d’un cheval est assez élevé, pour ne pas dire très cher, et que la rentabilité n’est pas forcément assurée, loin de là. Sauf coup de chance en tombant sur le trotteur du siècle. De plus, pour provoquer la chance, il convient d’être au minimum au fait du monde des courses, voire même spécialiste, ou en tous cas, bien conseillé par un expert hippique. Du coup, il est souvent conseillé d’acheter à plusieurs, c’est-à-dire en multipropriété.

A la portée de tous ?

Oui, et en même temps, les objectifs ne seront pas les mêmes pour tout le monde. Si vous investissez dans un cheval de course uniquement pour gagner de l’argent, vous risquez d’être déçu en termes d’investissement et de rentabilité. Parce qu’un cheval ne peut pas s’acheter sans un minimum de passion, voire d’amour, pour ces bêtes et le milieu du turf, sauf si on achète des chevaux en grande quantité, mais c’est une autre histoire. Souvent, la rentabilité n’est vraiment pas spectaculaire, mais le plaisir de se trouver au cœur des courses, lui, est vraiment grisant.

La connaissance du secteur

Même si acheter un cheval peut s’avérer, mais pas toujours, assez rentable, tout le monde ou presque peut se lancer dans l’aventure, en sachant qu’on peut acheter seulement un pourcentage de l’animal. On peut aussi se dire qu’en investissant dans le secteur hippique, on participe à la bonne santé de cet univers en favorisant l’élevage français. A noter que la France continue de tenir le haut du podium en matière d’excellence hippique. Même si investir dans un cheval permet de prétendre à des exonérations d’impôts, il faut savoir que rien ne sera possible sans une étude vraiment fouillée du futur champion : choix de l’entraîneur, jockey, type de courses, etc. Une chose est sûre : acquérir un cheval, seul ou en groupe, coûte cher à l’entretien, et sans assurance de gagner. N’oublions pas qu’il y a sur les champs de courses beaucoup d’appelés et peu d’élus. Sur 10 000 propriétaires, tous n’auront pas la même part du gâteau, loin de là. Et même, certains n’auront rien. Rappel : pour un cheval de course à 10 000 euros, il faudra compter sur 2000 euros d’entretien. Une loi a d’ailleurs imposé que pour obtenir l’agrément nécessaire pour faire courir un cheval de course, le propriétaire devait gagner 75 000 euros par an, pour une résidence en Ile de France, et 30 000 euros en province.

Le choix du cheval

Qui sont ces personnes qui achètent des chevaux comme d’autre achètent des œuvres d’art ? En réalité, 90% des propriétaires ne possèdent qu’un seul cheval, deux au maximum. Seule une poignée d’investisseurs, comme dans les pays du Golfe, achètent carrément des écuries entières.Plusieurs critères spécifiques vont déterminer le choix d’un cheval.  La race, l’âge, l’historique, et le palmarès. Dans l’idéal, il faut aussi connaître le type d’enseignement qu’a suivi le cheval, le nom de son entraineur, sa provenance, club ou écurie, ses faiblesses, ses qualités, etc. Les investisseurs experts parviennent à savoir tout ou presque sur les chevaux sur lesquels ils ont des vues.

Les candidats

Le Foal, c’est le poulain, de zéro à 12 mois, qui va se négocier entre 4000 € et 12.000€.  Cela peut grimper plus haut, mais il est vraiment risqué de mettre si cher dans un poulain dont on ne sait encore s’il aura l’étoffe d’un vrai champion.Le « Yearling », c’est le cheval du 1er janvier qui suit sa naissance au 1er janvier de l’année suivante, et qui va commencer à 5000 € pour atteindre les 2 millions d’euros. Déjà, on peut l’estimer sur ses qualités athlétiques, son potentiel. C’est là où un vrai regard de spécialiste est crucial. La tranche moyenne se situe entre 30 000 € et 100 000€.Le « 2 ans pré-entrainé » fait grimper l’addition dans une tranche de prix plus élargie que celle du Yearling. En même temps, vu l’âge du cheval, on peut savoir s’il peut devenir ce que l’on attend de lui. La personnalité du coureur est déjà bien dessinée. Les experts savent intuitivement si le pur-sang est susceptible d’aller très loin dans la compétition.Le « cheval de course prêt à courir » est le cheval que personne ou presque ne peut se payer. On en trouve généralement dans des ventes publiques, à Saint-Cloud ou Deauville, ou directement chez le propriétaire. C’est un peu la cour des très grands investisseurs, quasi inaccessible.La France est un pays de courses. En réalité, plus de 4600 courses de plat et presque 2200 de courses d'obstacles chaque année sur le territoire. Ce qui comble les quelques 4200 propriétaires actifs. Chaque année, il se partage plus 160 millions d'euros de prix.On peut aussi investir des parts dans un étalon, ainsi que dans une société d’élevage. Cette façon d’investir est moins glamour que de courir les champs de courses, mais en même temps, la rentabilité est bien plus rassurante.

Les Stud-book

Avant tout investissement, il est impératif de consulter le Stud-book où chaque cheval de course est répertorié. A cela s’ajoute le carnet de santé, les papiers d’identité. C’est une façon de connaitre le pedigree et les compétitions déjà courues. Au vu de la transparence des informations données, les prix peuvent grimper. Détail intéressant, il faut aussi passer un entretien de moralité avec les services de la police des jeux.

Sources de gains

Il existe en fait trois façons de gagner de l’argent avec un cheval. On peut gagner des courses, gérer une vente de saillies, ou spéculer sur la plus-value à la revente. Souvent, les gains obtenus grâce aux courses parviennent à peine à payer l’entretien de l’animal. Et même si on gagne des grandes courses, comme celle de l’Arc de Triomphe à 2,2 millions d’euros, on doit payer 15% à l’entraineur, 8% à l’écurie, 5% au jockey… La saillie commence à 300 € et avec un animal en bonne santé, on peut compter entre 5 et 10 saillies par mois. Chacun sa relation avec le cheval, avec l’univers des courses, et avec l’argent.

La rentabilité

A moins d’être soi-même dans la partie, si l’on veut faire sa place et comprendre les codes, il faudra s’offrir les services d’un entraineur et d’un bon jockey. Et plus ils seront performants, plus les commissions seront élevées. Dans une course, le montant des prix dépend de l’importance des paris engagés. Le premier reçoit 50 % du prix, le deuxième 25 %, le troisième 15 %, le quatrième 6 %, le cinquième 4 %... C’est dire qu’un cheval risque souvent de coûter plus cher que ce qu’il rapporte.Heureusement, on peut compter aussi sur les primes consenties aux propriétaires (plus de 40 millions d’euros). Un prix de 20 000 euros permet par exemple de payer une année d’entrainement et de pension.Car les frais sont vraiment nombreux : entraînement, ­vétérinaire, ferrures, pension, alimentation… Disons qu’il faut prévoir environ 20 000 euros par an quand on possède un cheval. Par-contre, en achetant des parts dans une écurie, tous les frais seront compris.

La fiscalité

La plus-value obtenue sur la revente du cheval de course est soumise à l'impôt sur le revenu, avec un abattement de 15 % par année de détention. Cette fiscalité dépend du genre de propriété et de l’implication du propriétaire dans l’aventure hippique. Les gains de courses sont exonérés. La plus-value de cession peut espérer un abattement de 15 %. A noter que l’ISF s’intéresse à la valeur des chevaux si le propriétaire en fait son métier.

Le point porteur

Il est difficile d’affirmer que ce type d’investissement est rentable sur le plan strictement financier. En même temps, cela peut être l’occasion de diversifier son patrimoine en s’offrant de beaux moments passés dans les écuries ou sur les champs de course. Mais une chose est sûre, ce type d’investissement s’adresse à des connaisseurs, comme dans le monde de l’art. Les gains sont reliés à l’expérience de l’investisseur, à son expertise sur l’animal et à la façon dont il va conduire son éducation et son développement. Si la passion et la connaissance ne sont pas là, mieux vaut investir son argent ailleurs que dans le sérail des chevaux.

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