Acheter l’action Total (mai 2018): analyse boursière

Vous circulez  à bord de votre jeep à l’orée de la jungle africaine, puis vous regardez inquiet la jauge d’essence à votre tableau de bord qui vous menace d’une panne sèche prochaine mais dès que vous commencez à paniquer c’est une enseigne TOTAL qui apparait et qui vous rend le sourire. Vous souhaitez devenir actionnaire Total? Pour cela, voici quelques informations pratiques ainsi que quelques conseils si vous souhaitez investir en bourse en ligne sur les titres Total.

Présentation du Groupe TOTAL

Depuis 1924, TOTAL a su s’imposer comme l’une des plus grandes compagnies pétrolières au monde ; la quatrième plus précisément. Le groupe est aussi la plus grande multinationale française. Il s’implante dans pas moins de 130 pays sur trois continents avec plus de 98 000 employés à différents niveaux de l’extraction, de la manufacture et de la vente. Même si la majeure partie de son activité se concentre sur les hydrocarbures, il investit de plus en plus dans d’autres secteurs d’énergie, notamment la production d’électricité.  On compte près de 16000 stations-services TOTAL dans le monde dont 3700 en France.

Les énergies fossiles

En cette année, la compagnie a réussi à réaliser un chiffre d’affaires de 127,581 milliards d’euros pour la seule année de 2016.  Et même si c’est en deçà de l’année d’avant, les résultats restent bons et il y a eu une hausse de la capitalisation : 100,876 milliards d’euros. TOTAL reste une valeur sûre et les investissements de cette année 2017 le prouvent : Le partenariat avec l’Iran dès la fin des   répressives économiques  pour le développement d’un immense champ gazier pour un montant de 6 milliards de dollars, un accord signé avec GDF Suez au coût de 70 M d’euros pour produire de l’électricité photovoltaïque, le rachat de la branche pétrole de Maersk  pour 7,45 milliards de dollars, l’acquisition de GleenFlex, entreprise spécialisée dans l’optimisation énergétique, pour 350 millions d’euros et puis la participation de 23% dans l’entreprise EREN RE dans la production d’énergie solaire et éolienne, pour 237,5  millions d’euros.

Leader des énergies solaires

Malgré le fait que la principale activité de TOTAL soit les hydrocarbures, la multinationale se tourne de plus en plus vers les énergies vertes et surtout l’énergie solaire. Car depuis 2011 déjà, le groupe devient à 60% actionnaire dans l’entreprise Sunpower : premier pas pour arriver au top 3 de l’énergie solaire à l’arrivée de l’année 2035 selon Patrick Pouyanné. Ceci n’englobe pas seulement la production mais aussi le développement des techniques de stockage et le commerce de l’électricité. Le groupe remporte la construction de la centrale solaire de 86 MW en Afrique du Sud en octobre 2014.  Et en 2015, Total comptabilise des installations photovoltaïques dans le monde générant jusqu’à 6 GW d’électricité, un chiffre rendu possible grâce à ses panneaux solaires avérés les plus efficaces au monde. L’un des secrets de la réussite de SunPower est d’avoir un réseau de 8 000 collaborateurs partout dans le monde, qui le propulsent même au rang du numéro 2  mondial en termes de chiffre d’affaires.

Une estimation exacte des ressources naturelles de la planète

Total continue à chercher de nouvelles sources d’énergie fossile  à exploiter car selon les estimations de l’agence internationale de l’énergie, ils continueront à être indispensables. La demande est même pressentie à la hausse de 30% après 20 ans. C’est pourquoi le  plan  d’anticipation de TOTAL gère les agissements de la multinationale en se basant entre autres sur trois aléas : - la production des structures en place et leurs réserves – les structures à venir et leur production estimée  – la fluctuation de la demande. Pour être toujours apte à saisir la première, toutes les opportunités, Total a veillé à développer son supercalculateur Pangea pour en tripler la puissance jusqu’à 6,7 pétaflops et en faire le plus puissant dans le monde de l’industrie. Guidée par ses estimations rigoureuses, Total prolonge de 40 ans le contrat avec Abu Dhabi et commence de nouveaux projets en 2015 au Canada, en Russie, en Australie, au Congo, au Nigeria et à Angola.

Parce que financer la recherche scientifique est vital

TOTAL possède ses propres centres de recherches assignés à chacune de ses filières. Il emploie dans ces centres 4900 ingénieurs et techniciens. Mais il a instauré dans différentes institutions supérieures des partenariats sur divers projets de recherche industrielle. Par exemple, un partenariat dont le sujet est le (Développement durable-Environnement, Energie et société) avec le Collège de France, un autre dont le sujet est (Sédimentologie et caractérisation des réservoirs ) avec l’ Institut français de Pétrole et un troisième qui traite de l’Energie , carbone et environnement avec L’ESPCI Paris Tech. TOTAL est même considéré comme un groupe qui capitalise dans la recherche, en la seule année de 2016 elle a déposé pas moins de 200 demandes de brevets.  Le  montant assigné au développement et recherche est estimé à 704 milliards de dollars entre 2015 et 2019 dont 25%  va développer les cleantechs et les procédés pour préserver  de l’environnement.

Toujours à l’affût de nouvelles opportunités

Dans un nouveau souci de diversifier encore son activité, Total a investi dans la biomasse et cet intérêt s’avère être plus qu’une simple lubie mais une certitude que les énergies issues des biotechnologies vont bientôt avoir une part importante du marché des énergies. Total a en effet commencé par acheter depuis 2010 l’entreprise Amyris, une entreprise californienne de biotechnologie, suivaient ensuite Novogy et  Nextstep, travaillant tous les deux dans la biomasse. Une des finalités concrètes sur laquelle travaille le groupe dans ce domaine c’est de pouvoir optimiser des micros organismes pour en faire des souches industrielles solides et rentables. Tous ces efforts ont conduit en 2015 à l’annonce de la création de la première bio-raffinerie française de la Mède qui entrera en production dès 2018. La demande en bio-carburant est de plus en plus importante et des secteurs d’activités se tournent vers cette énergie écologique comme par exemple les transports publics en France qui compte transiter 10% de  sa consommation dès  2020 vers le bio.

TOTAL préserve l’environnement

Mis à part un intérêt constant pour la question écologique qui transparait dans ses projets de recherches sur l'environnement et les moyens de le préserver, TOTAL rejoint, en 2015,  la PIICTO pour l'innovation industrielle et la transition énergétique dans un souci d’adhérer à un schéma industriel plus écologique. Par ailleurs, TOTAL vient de signer à la fin du mois de septembre, avec Shell et Statoil un partenariat pour lancer le premier projet commercial pour le stockage du CO2. Ce procédé jusque-là testé dans les centres de recherches sort pour être concrétisé et lutter contre les effets des émanations massives de CO2. La structure qui sera érigée en Norvège vise à stocker 1,5 millions de tonnes par an pour la première phase et contribuera à réaliser les objectifs de l’Accord de Paris à limiter les émanations de CO2. Il faut aussi rappeler son engagement exemplaire dans la RDC où le groupe a choisi de ne pas travailler dans le Parc National des Virunga malgré l’obtention d’un permis d’exploration depuis 2012.

Une présence à l'international

TOTAL a une forte présence en Afrique subsaharienne et même si elle puise ses ressources dans trois continents différents avec l’Asie et l’Europe, la plus grande part vient du continent africain, et notamment  de Nigeria et d’Angola.  Mais de nouveaux projets annoncés entre 2015 et 2017 renforceront la présence de la firme dans le continent asiatique aussi. Pour ne citer que l’exemple de l’Iran, TOTAL avait influencé la position de la France quant aux sanctions économiques à l’égard de l’Iran pour  pouvoir conclure des accords avec lui relatifs au projet gazier  et à l’achat de 150000 à 200000 de barils de brut quotidiennement. Le contrat signé en juillet 2017 a coûté 4,8 milliards d’euros. Jusque-là la majeure partie de la production asiatique venait du Qatar et des Emirats arabes unis.

Une optimisation des coûts pour le FRET du pétrole

TOTAL dans ses divers transports de pétrole et de gaz donne la priorité absolue à la sécurité. Celle de ses employés mais aussi de l’environnement. Elle veille aussi à préserver ses infrastructures et la qualité du produit. Pour atteindre cet objectif, Total a signé avec CMA CGM, troisième groupe mondial du transport maritime, un protocole rigoureux qui allie sureté et efficacité.  Cet accord anticipe les prochaines restrictions environnementales et travaille à réduire l’empreinte environnementale en utilisant un fioul à faible taux de souffre mais aussi le GNL. Le GNL est  un fioul qui présente un faible taux d’émanation de CO2 et aucune émanation d’oxyde de soufre et aussi une faible émission d’oxydes d’azote et de particules fines. Pour le fret terrestre, l'entreprise capitalise dans la start-up OnTruck pour y sous-traiter la gestion du transport routier fragmenté et pas toujours très optimisé grâce à des solutions logistiques numérisées. Le résultat sera une amélioration des délais de livraison et de retour mais aussi une optimisation des coûts.

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