6 bons calculs pour simuler le montant réel de vos impôts

Pour estimer la valeur du montant de votre impôt sur le revenu, plus besoin de vous déplacer ou de contacter votre centre des finances publiques. La direction générale des finances publiques, au même titre que de nombreux autres organismes, met à votre disposition des outils simples et accessibles permettant d’effectuer des simulations et cela depuis des années. Ces simulations peuvent être effectuées tout au long de l’année et les résultats peuvent même être imprimés. Ainsi, vous avez la possibilité d’anticiper le montant de votre imposition, même en cas de changement de situation, d’évolution significative de vos revenus que ce soit à la hausse ou à la baisse, ou de modification de vos charges déductibles. Avant de valider en ligne votre déclaration, vous devrez réaliser précisément quelques calculs afin de simuler correctement vos impôts, voici le détail des différentes étapes à respecter.

Évaluez votre revenu taxable

Cette première étape est censée être la plus simple, à condition que vous ayez correctement renseigné l’ensemble de vos imprimés. Tous les montants qui figurent au sein de vos différentes déclarations ont normalement été retranscrits dans votre déclaration générale. Il vous suffit alors de les prendre et de les additionner. Pour cela, vous allez devoir vous confronter à quelques petits calculs. Pour les traitements et salaires, n’oubliez pas que vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 10%, il en sera de même pour les pensions et les retraites avec des seuils différents. Pour vos dividendes il en sera autrement, le montant de la déduction est de 40%. Enfin, si vous déclarez vos loyers selon le régime microfoncier, l’abattement à effectuer est de l’ordre de 30%.Ensuite, vous devez minorer votre revenu taxable de différentes charges. Ces charges peuvent correspondre à la part de contribution sociale généralisée (CSG) payée l’année précédente sur les revenus de patrimoine et déductible, les pensions versées à vos enfants, à vos parents ou à votre ex-époux, ou encore les versements effectués au titre de l’épargne retraite. On notera ici également, que les personnes âgées de plus de 65 ans ou invalides dont les revenus ne dépassent pas un certain seuil fixé, ont droit à un abattement spécifique.

Déterminez votre nombre de parts

Il s’agit là d’une étape qui va grandement participer à la détermination de votre taux d’imposition et influencer radicalement la progression de votre impôt sur le barème. Vous allez vous référer à votre situation familiale et à la composition de votre foyer fiscal, afin de connaître votre nombre de parts fiscales. Vous-même représentez une part fiscale, au même titre que votre époux ou conjoint. Les deux premiers enfants éventuels représentent quant à eux chacun une demi-part, à partir du troisième enfant, chaque enfant supplémentaire représentera une part entière. On peut alors aisément comprendre que la situation devient plus compliquée pour les personnes divorcées et les cas monoparentaux. Vous bénéficierez d’une part si vous êtes célibataire, divorcé ou veuf sans charges de familles. Vous pourrez envisager une part et demie si vous êtes célibataire, divorcé ou veuf sans charges de familles vivant seul, mais ayant un enfant majeur ou faisant l’objet d’une imposition distincte, ayant perdu un enfant d’au moins 16 ans, ayant adopté un enfant, étant titulaire de certaines pensions d’invalidité ou de la carte d’ancien combattant. Votre nombre de parts passera à deux si vous êtes mariés ou liés par un pacs sans enfant à charge, célibataire ou divorcé avec un enfant à charge. Le nombre de parts sera de trois si vous êtes mariés ou liés par un pacs ou veuf avec deux enfants à charge, et sera de quatre si le nombre d’enfants à charge est de trois. Si vous êtes célibataire ou divorcé avec trois enfants à charge vous compterez trois parts et demi. Il en sera ainsi de suite à chaque enfant à charge supplémentaire.

Calculez votre impôt

Vous pouvez utiliser le barème relatif à l’année en cours, mais en veillant d’apporter deux corrections sur le résultat obtenu. Il faut tout d’abord tenir compte du plafonnement du quotient familial, correspondant à l’avantage résultant de l’attribution de demi-parts ou pleines parts en plus de celles des contribuables célibataires ou des deux parts des époux et pacsés. Cet avantage est plafonné à une somme définie, et cela par demi-part supplémentaire. Le second aspect à revaloriser se nomme la décote, il s’agit d’une diminution de l’impôt lorsque la cotisation est inférieure aux montants fixés pour une personne seule ou pour un couple marié ou pacsé.Il vous incombera de faire preuve de méthodologie si vous calculez vous-même votre impôt exigible. Bien entendu, vous devrez incorporer le montant net des différentes catégories de revenus perçus par votre foyer fiscal, en faisant attention de n’oublier aucune déduction ou abattement. Vous diviserez ensuite le total net obtenu par le nombre de parts auquel vous prétendez.

Vérifiez si la décote vous est applicable

Tous les contribuables peuvent bénéficier d’une décote, une diminution de son impôt sur le revenu si sa cotisation est inférieure à un plafond fixé selon sa situation familiale. Cette décote est égale à la différence entre la somme minimale déterminée par l’administration selon votre situation et les trois quarts de la cotisation d’impôt brut. Elle sera calculée automatiquement par le fisc, sans que vous n’ayez besoin de la réclamer.

Imputez vos réductions et crédits d’impôts

Vous appliquez ensuite toutes les réductions d’impôts, auxquelles vous êtes éligibles, au montant obtenu. Pour cela, vous devez tout de même respecter les plafonds de réduction autorisés par le fisc, tout comme le plafond des niches fiscales. Si vous bénéficiez de plusieurs réductions, vous devez les appliquer par ordre décroissant des taux de remise, puis par plafond décroissant. Si vous en avez profité, vous pouvez inclure enfin d’éventuels crédits d’impôts, en respectant également les plafonds imposés.

Simuler vos frais réels de déplacements professionnels

Vous êtes salarié et vous souhaitez opter pour la déduction de vos frais réels plutôt que de bénéficier de la déduction forfaitaire traditionnelle de 10%, vous avez la possibilité de calculer vos frais réels relatifs à l’utilisation de votre véhicule à des fins professionnelles, en utilisant un simulateur de frais de déplacements. Pour déterminer le montant de ces frais, vous allez avoir besoin de quelques informations telles que la puissance fiscale de votre véhicule mentionnée sur sa carte grise, ainsi que du nombre de kilomètres parcourus durant l’année avec le véhicule à titre professionnel. Il est important ici de relever que le montant qui sera obtenu tient compte de l’ensemble des frais liés à l’utilisation du véhicule, exceptés les sommes encourues en péage, garage et intérêts d’emprunts relatifs à un prêt en cours. Pour effectuer le calcul, il existe des barèmes établis faisant état de plusieurs tranches kilométriques, auxquelles sont associés des coefficients multiplicateurs en tenant compte de la puissance fiscale du véhicule.

Le point porteur

L’administration met à votre disposition divers outils et barèmes vous permettant de calculer l’estimation de vos impôts, mais vous devrez vous soumettre à quelques obligations de calculs au préalable. Prenez le temps et mesurez chaque paramètre, afin de ne pas commettre d’erreur. Si au final, après le calcul de votre impôt et de vos déductions, vous aboutissez à un montant final de moins de 61 euros, l’administration s’abstiendra de vous faire payer.

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